Mes impressions sur Guild Wars 2: Visions of Eternity
Après un dernier patch décevant, Guild Wars 2 lance sa sixième extension Visions of Eternity. Avec ses cartes somptueuses, des spécialisations d'élites engageantes, mais des événements en retrait, cette extension propose un contenu solide mais sans grande surprise, s'inscrivant dans la continuité d'un MMORPG qui, après 13 ans d'existence, poursuit son expansion.
L’extension Visions of Eternity, sixième volet du MMORPG Guild Wars 2, est arrivée dans un contexte particulier. Si le précédent chapitre, Janthir Wilds, avait été bien accueilli dans l'ensemble, sa toute dernière mise à jour avait provoqué de vives déceptions. Cette extension se devait donc de rassurer une communauté qui attendait des signes concrets d’amélioration.
Le scénario
L’histoire débute avec la découverte d’une migration massive de l'Enquestre en direction d’une île nommée Castora. Le joueur est envoyé sur place pour enquêter sur leurs activités. Rapidement, l’intrigue se densifie avec l’apparition de tensions entre les habitants de l’île, certains ayant choisi de s’allier à l'Enquestre en échange de technologies avancées. Des conflits internes émergent également au sein même de l'Enquestre, opposant deux de ses dirigeants sur des questions idéologiques. Comme souvent, l'Enquestre n'est en réalité que le sbire d'un antagoniste plus impressionnant, qui est finalement révélé dans la dernière scène du scénario.
Personnellement, j'apprécie qu'on revienne à des menaces plus terre-à-terre, moins cosmiques et moins surpuissantes que celles des précédentes extensions. Bon, ça reste une histoire de MMORPG, rien de transcendant, mais c'est un bon prétexte à l'exploration. Personnellement, j'ai apprécié faire cette histoire qui vous occupera peut-être une dizaine d'heures.
Deux nouvelles cartes esthétiquement réussies
L’un des points forts de Visions of Eternity réside sans conteste dans ses deux nouvelles cartes : Shipwreck Strand et Starlit Wield. La première mêle zones tropicales, tunnels sous-marins et grottes cachées, offrant une expérience d'exploration particulièrement riche. La seconde carte, Starlit Wield, mêle végétation bioluminescente, arbres gigantesques et ruines baignées dans un brouillard éthéré. L’ambiance qui s’en dégage est à la fois mystique et apaisante, invitant à la déambulation. Chaque recoin semble avoir été pensé pour susciter l’émerveillement.
Ces cartes ne se contentent pas d’être esthétiquement réussies, elles ont également été conçues pour mettre en valeur le Voldécume. Peu utilisée jusqu'à lors, elle bénéficie désormais de nouvelles capacités, offrant davantage de vitesse et la possibilité de s'élevé temporairement dans les airs.
Des événements en demi-teinte
Les deux principaux événements introduits dans ces cartes, un boss mondial dans la première et un méta-événement dans la seconde, n'atteignent clairement pas le niveau des meilleures rencontres du jeu. Malgré une mise en scène spectaculaire pour le méta-événement final, les mécaniques sont relativement basiques, et les phases successives manquent de renouvellement. Pour des contenus censés constituer l’essentiel de la rejouabilité à long terme, c’est une déception.
Des récompenses sans grande surprise
Du côté des récompenses, on retrouve l'indécrottable Chambre du Sorcier qui, comme à chaque saison, se voit renouvelé. Rien d'extraordinaire ici, il s'agit majoritairement de récompenses qui rapportent de l'or, que ce soit directement en pièces d'or, en ressources à revendre, en pièces mystiques, sinon diverses apparences. Vous débloquerez tout cela progressivement en accomplissant vos quêtes quotidiennes et hebdomadaires.
Cette mise à jour introduit également deux nouvelles armes légendaires, ainsi qu'un respirateur aquatique légendaire. L'obtention un peu plus difficile de ceux-ci en augmentera la rareté. Pour moi, c'est plutôt une bonne chose, car cela redonne du panache à ces récompenses. Après treize années d'existence de Guild Wars 2, beaucoup de joueurs possèdent de nombreux équipements légendaires, donc ajouter un peu de prestige à ces apparences ne leur fait pas de mal.
Vous retrouverez par ailleurs diverses apparences d'armes et armures déblocables à travers l'histoire principale, le monde ouvert, ainsi que les parcours de récompense du JcJ et du McM. Cependant, c'est là des récompenses classiques qu'on attend de tout patch majeur de Guild Wars 2.
Cette extension fait tout de même un peu mieux que les précédentes, notamment grâce à l'introduction de trois légendaires accessibles dès le premier patch. Néanmoins, cela reste à mon sens sans grande surprise, on ne sort pas des sentiers battus. On reste sur quelque chose de familier, comme pour beaucoup d'autres aspects du jeu.
Les spécialisations d'élite, le cœur de l’extension
L’ajout le plus marquant de Visions of Eternity est sans doute l’introduction des neuf spécialisations d'élite, une par classe. Elles sont toutes jugées d'une grande qualité. Un certain nombre réintroduisent des concepts issus du premier Guild Wars, comme le Ritualiste pour le Nécromant, d’autres explorent des archétypes longtemps demandés, comme le Troubadour pour l'Envouteur. Ces spécialisations renouvellent l’expérience de tous les contenus existants, ce qui est un véritable atout de l’extension.
Un avenir assuré
Au-delà du contenu proposé, Visions of Eternity s’inscrit dans une dynamique de long terme pour Guild Wars 2. Le jeu, malgré ses 13 ans d’existence, connaît une croissance de sa population, avec un pic récent de joueurs simultanés sur Steam (chiffre qui ne représente qu’une fraction de la communauté totale). Cette popularité s’explique en partie par le contexte actuel du genre MMO. Si certains aspects de cette extension, comme les événements, peuvent peiner à convaincre, le contenu et les systèmes de jeu accumulés au fil des ans, eux, restent de très bonne qualité.
Au final, Visions of Eternity s’inscrit dans la continuité de ce que Guild Wars 2 sait faire. Une extension imparfaite, certes, mais solide et particulièrement honnête. Bien sûr, certains en attendaient davantage, à l’image de ce qu’on avait pu vivre à l’époque de Heart of Thorns ou de Path of Fire, et c’est parfaitement légitime. Mais il faut aussi reconnaître que, si l’on regarde le rapport entre la qualité du contenu, la quantité proposée et le prix demandé, il est difficile de trouver beaucoup mieux aujourd’hui sur le marché.
Certes, tout n’est pas parfait, ni l’extension elle-même, ni le modèle d’extensions adopté depuis quelques années, comme on l’a vu avec les déceptions autour du dernier patch de Janthir Wilds. Mais ce fonctionnement est, d’une certaine manière, la conséquence logique pour un studio qui doit financer ses projets futurs tout en continuant à enrichir son jeu actuel. Et, surtout, c’est l’un des rares modèles qui respecte réellement les joueurs. Pas d’abonnement obligatoire, pas d’achats déguisés, pas de mécanique douteuse : ArenaNet propose un contenu clair, directement accessible, sans jamais chercher à pressuriser sa communauté.
Dans un paysage MMO où les pratiques de monétisation s’accumulent, que ce soit les abonnements, jetons, bientôt monnaies premium, et j'en passe d’un World of Warcraft, ou les systèmes pay-to-win d’autres titres (coucou NCsoft), Guild Wars 2 fait figure d’exception. Notre temps de jeu est respecté, notre investissement reconnu, et cette dernière extension s’inscrit dans cette philosophie avec laquelle Arena.Net a toujours été cohérente.
Sur le même sujet :
1773 joliens y jouent, 2958 y ont joué.
-
29 novembre 2025
-
28 octobre 2025
-
21 octobre 2025
-
28 septembre 2025
-
3 septembre 2025
Réactions (26)
Afficher sur le forumPas de compte JeuxOnLine ?
Créer un compte